lundi 7 novembre 2016

Automne

Hautes-Alpes, octobre 2016
























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Photos Philippe Renève et Junior pour la cinquième


lundi 31 octobre 2016

Courrier des lecteurs de « Marianne » du 28 octobre 2016





Mon courrier à Marianne ayant été publié, il est réconfortant de voir que nous ne sommes pas les seuls à avoir cette opinion.



vendredi 29 juillet 2016

Le paon du jour























Hier au jardin
Sur une feuille
Le paon du jour 
Me regardait



Photo Philippe Renève, 28 juillet 2016. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

jeudi 2 juin 2016

Châteaux de la Loire

Quelques clins d'œil d'avril.




Chambord

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Chenonceau




































Villandry





Photos Philippe Renève

lundi 4 avril 2016

La ratatouille


                 



Tous les ails mijotaient, les légumes tremblèrent,
Des sauces mitonnées les remous reculèrent,
Et du mets enchanteur dépassant la hauteur,
Des prodiges de Dieu l'immense exécuteur,
Le poivron apparut. Rougeoyant et superbe,
Parfumant les oignons dans la tomate et l'herbe,
De la poêle odorante enrichissant le fond,
Il se dresse en vainqueur dans le bouillon profond.


Ce fut alors qu'on vit des épices étranges
Renforcer puissamment les très goûteux mélanges ;
La violette aubergine eut l'effluve du thym ;
Les romarins d'azur flottant sur le festin
Heurtèrent les oignons par le feu embellis,
Et le bouquet garni, dans les ails amollis,
S'étonna d'embrasser, dans sa fine dentelle,
La courgette royale en sa fière rondelle.





Philippe Renève




Je remercie vivement mon camarade le regretté Alfred de Vigny, qui m'a montré la voie de la poésie épique dans son Déluge dont voici l'extrait concerné.


Tous les vents mugissaient, les montagnes tremblèrent,
Des fleuves arrêtés les vagues reculèrent,
Et du sombre horizon dépassant la hauteur,
Des vengeances de Dieu l’immense exécuteur,
L’océan apparut. Bouillonnant et superbe,
Entraînant les forêts comme le sable et l’herbe,
De la plaine inondée envahissant le fond,
Il se couche en vainqueur dans le désert profond.
(…)
Ce fut alors qu’on vit des hôtes inconnus
Sur des bords étrangers tout à coup survenus ;
Le cèdre jusqu’au nord vint écraser le saule ;
Les ours noyés, flottants sur les glaçons du pôle,
Heurtèrent l’éléphant près du Nil endormi,
Et le monstre, que l’eau soulevait à demi,
S’étonna d’écraser, dans sa lutte contre elle,
Une vague où nageaient le tigre et la gazelle.

Mon fils ayant eu récemment à apprendre et à réciter ce beau texte, ce qui lui valut un 20 sur 20, j'ai trouvé opportun de m'en inspirer pour glorifier l'admirable ratatouille, qui est à la cuisine européenne ce qu'Homère et Virgile réunis sont à la littérature.
Mes excuses les plus sincères à Alfred de Vigny pour les fautes de versification, qui montrent que je suis bien loin d'avoir son génie.